Nos Poilus leur profession

Nos Poilus du canton d'Eymoutiers morts entre 1914 et 1918




Leur profession



Parmi les 1056 poilus pelauds morts pour la France, la profession de 929 d'entre eux est connue. Ces professions se répartissent comme suit :



Profession Nombre Pourcentage
Cultivateur 480 51,67%
Maçon 263 28,31%
Cimentier 17 1,83%
Employé 13 1,40%
Meunuisier 13 1,40%
Etudiant 10 1,08%
Boulanger 9 0,97%
Scieur de long 8 0,86%
Boucher 7 0,75%
Charron 7 0,75%
Journalier 7 0,75%
Tailleur de pierre 7 0,75%
Fumiste 6 0,65%
Meunier 6 0,65%
Patissier 5 0,54%
Sabottier 5 0,54%
Chauffeur d'auto 4 0,43%
Employé Chemins de Fer 3 0,32%
Ferblantier 3 0,32%
Instituteur 3 0,32%
Jardinier 3 0,32%
Manoeuvre 3 0,32%
Briquetier 2 0,22%
Charpentier 2 0,22%
Cocher 2 0,22%
Cordonnier 2 0,22%
Electricien 2 0,22%
Enseignant 2 0,22%
Maréchal Ferrant 2 0,22%
Militaire 2 0,22%
Polisseur 2 0,22%
Répétiteur 2 0,22%
Tailleur d'habits 2 0,22%
Typographe 2 0,22%
Bijoutier 1 0,11%
Bourrelier 1 0,11%
Carrier 1 0,11%
Comptable 1 0,11%
Distillateur 1 0,11%
Ebéniste 1 0,11%
Epicier 1 0,11%
Ferrailleur 1 0,11%
Forgeron 1 0,11%
Marchand Forain 1 0,11%
Mineur 1 0,11%
Pharmacien 1 0,11%
Représentant 1 0,11%
Sérrurier 1 0,11%
Tisserand 1 0,11%
Chiffonnier 1 0,11%


Plus des 3/4 de nos poilus étaient soit cultivateurs soit maçons. Ceci peut expliquer le fait q'un très grand nombre d'entre eux se sont retrouvés aux premières lignes et y ont perdu la vie.



Les Cultivateurs

En France, la moitié des hommes mobilisés dans la guerre de 14 étaient des jeunes agriculteurs et des ouvriers agricoles. Ils ont laissé leurs fermes et leurs familles à l’appel de la République.

Qui plus est, ils sont plus jeunes que la moyenne (entre 17 et 27 ans), des jeunes agriculteurs ! Ils abandonnent les travaux des champs, les récoltes, leurs animaux, leurs femmes, enfants, parents pour aller défendre la République qui les appelle. Mais ils ne partent certes pas « la fleur au fusil ». D’ailleurs on les mène au front dans des wagons à bestiaux, destinés à l’abattoir ! Ce n’est pas rien car au bout du compte, environ 700.000 d’entre eux seront tués ou portés disparus.


Le labour

(Sources : Gens de Belcaire)



Les Maçons

Jusqu'au début du XXème siècle, dans la majorité des communes du département du Limousin, beaucoup d'hommes partaient, dès la fin du plus rude de l’hiver, vers les grandes villes de France ou les grands chantiers du bâtiment et des travaux publics pour se fair embaucher comme maçon, charpentier, couvreur.

« Maçons de la Creuse » est l'expression la plus souvent employée, car la Creuse est le département où ce phénomène migratoire fut, de loin, le plus important. Mais l'on pourrait plus largement parler de « maçons limousins », car le même phénomène migratoire a également concerné l'est de la Haute-Vienne vers Eymoutiers, ainsi qu'une partie du nord de la Corrèze, selon le même principe et pour les mêmes travaux. C'est aussi pourquoi, sur les grands chantiers parisiens ou lyonnais, tous ces ouvriers étaient communément appelés « Limousins » ou encore « limousinants ». Ils ont ainsi donné leur nom à l'art de bâtir appelé limousinerie ou limousinage.


Un groupe de maçons avant le départ

(Sources : Wikipédia)